Il est normal qu’il vous faille un peu de temps pour comprendre car c’est ici que vous allez découvrir le début de la véritable nature d’Ambroisie…
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J’ai quelque chose à vous raconter. Oui. Il faut absolument que je vous le raconte. C’est très important pour moi. Il faut que vous sachiez vous aussi. Non ! Restez ! Je vous assure, vous devez savoir ça. J’ai besoin de votre aide ! S’il vous plait. Ecoutez-moi. Je vous en supplie… Je ne sais plus ce qui m’arrive, je ne comprends plus rien. Depuis cette rencontre toute ma vie est chamboulée. J’ai l’impression de devenir fou. Maintenant, je vois des choses que je n’avais jamais vues. Maintenant, je ressens des choses que je n’avais jamais espérées ou même rêvées un jour. Je vous le jure ! Écoutez-moi ! Peut-être que vous, vous savez. Peut-être que vous, vous pourrez m’expliquer pourquoi. Votre voix sera peut-être cette lumière au bout du tunnel. Cette main qui sort ma tête de l’eau, ma rédemption. Je vous en conjure, écoutez ce que j’ai à vous dire. La seule façon pour moi de peut-être comprendre…
Il y a 11 mois... Il y a 11 mois, jour pour jour, il m’est arrivé quelque chose d’étrange. Une rencontre ! Non. Pas un de ces rendez-vous que l’on se donne entre amis où on vous présente une nouvelle personne. Un nouveau nom. Un nouveau visage… Non, ça n’a rien à voir avec ce que vous avez l’habitude de vivre. Croyez-moi. Croyez-moi alors que même moi je ne suis plus sûr de rien. Car depuis cet événement ma certitude s’est écroulée.
Pour moi, se fut une rencontre. Si on peut nommer "rencontre" ce que l’on vit dans un rêve. Oui. Un songe a bouleversé ma vie. Incroyable non ? Vous ne me croyez pas ? Et pourtant je vous dis la vérité. Une seule nuit a suffit à modifier toute ma vie. Car tout ce que j’ai vu et vécu semblait plus vrai que nature. Encore plus vrai que vous et moi ! Vous ne croyez pas cela possible ? Et pourtant, vous devriez. Je vous montrerai…
Avant tout, commençons par le début. Vous voulez certainement savoir comment j’en suis arrivé là ? À cette misérable apparence. À cette loque ambulante. À cet être décharné. Non ! Pitié ! N’appelez pas la police. Je vous en supplie. Croyez-moi. Je ne suis pas fou ! Pas fou… Non. Je ne le suis pas ! Non. Je ne me drogue pas. Jamais. J’ai jamais touché à cette saloperie contre laquelle maman m’a toujours mis en garde. Maman, c’est une femme juste vous savez. J’ai toujours écouté ma maman. Oui. Une bonne femme, maman… Croyez-moi. Alcoolique ? Non plus. Je ne touche plus à une bouteille depuis cette fois-là. Non, je vous le jure ! De l’eau. Oui, plus que de l’eau maintenant. De l’eau froide. De l’eau chaude. Du thé. Plus de café, plus d’alcool. Non. Pas de vin non plus. Non, plus de tout ça. J’ai tout arrêté depuis.
Depuis quoi ? Vous aimeriez savoir ? Vous aimeriez comprendre n’est-ce pas ? Ne vous inquiétez pas, je vais tout vous raconter. Et ensuite, je vous montrerai. Oui. Il faut que vous voyez c’là. Aidez-moi à comprendre. Aidez-moi à comprendre ce qu’il m’arrive ! Pitié ! Ne me laissez pas seul. Ecoutez-moi. Ecoutez-moi…
Très bien, vous vous taisez et je raconte. Oui. Je raconte. Je me calme. Et vous ne bougez plus. Voilà. J’inspire profondément et j’expire. Inspirer. Expirer. Inspirer. Expirer… Oui, ça va un peu mieux. Merci. Je peux avoir un verre d’eau avec ça ? Oui, s’il vous plait. Merci.
Bon. Alors je commence à raconter ? A partir du début ? Oui. A partir du début. Il faut toujours un début à une histoire. Un début et une fin. Une accroche et une chute. Alors voici le début de mon histoire :
Ca c’est passé un vendredi soir. Une journée qui s’était parfaitement déroulée pour moi. Beau temps du matin au soir. Jusqu’à ce que la nuit arrive et que la pluie tombe. Jusqu’à ce que la journée touche à sa fin… Jusqu’à ce que j’apprenne que mon employeur déposait le bilan et que ma copine me trompait avec ma meilleure amie alors que ça faisait une semaine que nous avions emménagée ensemble. Plus de deux ans de vie de couple… Non, non. Vous avez parfaitement compris. Mon ex m’a trompé avec une fille. Une femme avec une autre femme… J’ai poussé la porte de l’entrée et je les ai vues. Là. Sur le canapé. Allongées, totalement nues à se donner du plaisir. Je suis resté figé pendant plusieurs minutes à les regarder alors qu’elles ne m’avaient pas vu, pas entendu. La brune et la blonde. Cette femme qui se prétendait être mon amie dont je voyais les doigts disparaitre dans le sexe de Christine tandis que ses lèvres lui mordaient un sein. Cette femme qui avait toujours prétendu m’aimer et qui criait son plaisir pour Jennifer. Sa voix qui résonnait comme elle n’avait jamais résonné pour moi ! Son corps bougeait tel un serpent comme il n’avait jamais bougé pour moi ! Trahi ! Je me suis senti trahi à regarder cette scène. Et quand j’ai refermé la porte derrière moi, je les entendu jouir comme une chienne ! Oui, un long cri de plaisir à vous faire damner un saint.
Qu’est-ce que j’ai fait après ça ? Après cette trahison ? Des envies de meurtre ? Non. Pourquoi faire. Je n’ai jamais été un violent. Un grand idiot au cœur tendre. Oui. Si vous voulez mon avis, et vous n’avez pas le choix à part l’entendre : on ne choisi pas l’élu de son cœur ; on nous l’impose. Bien sur qu’elle m’avait blessé ! Poignardé dans le dos même ! Directement dans le cœur ! Une parfaite ligne droite ! Je lui en voulais terriblement. Mais pas jusqu’à lui vouloir du mal. Non.
Je suis rentré chez moi. C’est tout. Tout simplement. Mon chez moi ! Mon appartement oui. Je l’avais encore. Pas eu le temps de résilier le bail. Dieu m’en garde. Mon cocon. Mon lieu de recueil. Mon nid. Je suis rentré et j’ai dit :
« - C’est moi. Je suis rentré. »
Et tout ce que j’avais laissé là m’a accueilli les bras ouvert. Les odeurs, les meubles, les bruits. Dans le noir je me suis avancé et puis je suis allé m’effondrer dans mon fauteuil préféré. Celui que mon père m’a offert. L’archétype masculin. LE meuble que tout homme doit avoir ! L’habituel canapé en cuir noir sur lequel je me suis laissé tomber comme une larve. Et j’ai pleuré ! Pleuré comme une fontaine. De grosses larmes que j’ai noyées dans la première bouteille d’alcool que j’ai trouvé dans le noir. Du pastis. Sans eau. J’ai toujours aimé le gout de l’anis. Oui. Comme la chanson. Oui. J’ai bu tout seul. Seul… jusqu’à ce que je n’en puisse plus. Jusqu’à ce que mon chagrin soit noyé. Jusqu’à ce que je devienne une vraie loque incapable de se lever.
Oui. Je me suis retrouvé tout seul à me morfondre. Prêchant le vide de m’offrir une autre vie. Le cœur explosé en petits morceaux ! Je voulais oublier. Les femmes sont des êtres cruelles vous savez. Oui. Belles et cruelles. C’est pour ça qu’on les aime. Mais c’est aussi pour ça qu’on les déteste ! Et franchement, quels armes avons-nous contre ça ? Je vous le demande ! Rien. Alors quelle solution me restait-il à ce moment là ?... Bien. Je vais prendre votre silence pour de la compassion.
Alors, j’ai continué de prier. Ne supportant plus ma vie. J’aspirais plus que tout à partir. Quitter tout ça. Ne plus souffrir. Oublier. Peu m’importait comment tant que quelqu’un venait reboucher ce trou que j’avais dans le corps. L’envie de me suicider ? Non. L’idée ne m’a pas effleuré l’esprit en profondeur. Bizarre vu l’état dans lequel j’étais. Imbibé jusqu’au cou ! N’est-ce pas ? Oui. Je le vois que cela vous surprend. Mais réfléchissez un peu. Si ça avait été réellement le cas, je ne serais pas là en face de vous. À vous raconter tout ça. Je ne serais pas là à vous obliger à écouter ce qui s’est passé par la suite. Oui. Exactement. Cette suite. Cette suite que je suis en train de vous narrer.
Au fond de moi, je désirais taire cette douleur que j’avais au cœur. Ce sentiment qui était si commun aux hommes. Oui. Vous aussi vous avez connu ça. Vous savez de quoi je parle. Vous savez la blessure que ça provoque. Ce mal qui vous ronge de l’intérieur. Qui vous fouille les tripes. Le sang qui bat à tout rompre à vos oreilles. Et je me suis haï pour ça ! Haï d’être un homme ! Cet être faible ! Ce corps sans force ! Cette enveloppe charnelle qui a besoin de manger, de dormir et de se vider. Juste pour survivre ! Répugnant. Je me suis trouvé répugnant ! Repoussant. Si soudainement que j’en ai eu la nausée.
Puis mon planché a recueilli cette faiblesse. Cette faiblesse que je rejetais maintenant. Ca a formé une belle marre. Hideuse. Nauséabonde. Voilà de quoi j’étais composé. Et je rejetais. Je refusais. Je ne voulais plus être moi. Et ça a durée longtemps. Jusqu’à ce que je me sente vide. Léger. Fort. Oui. Fort et en paix. J’avais l’impression que je venais de m’élever vers quelque chose de… comme si c’était spirituel. Il est difficile de l’expliquer avec des mots. Il faut le vivre. Ressentir. Comprenez-vous ? Oui ? Non ? Non. Même si vous me dites oui, vous ne comprenez pas totalement. Je vais faire comme si c’était possible alors. Oui. Faisons comme-ci. Vous voulez bien ? Comme-ci vous aviez le choix de toute façon…
Je pensais avoir totalement décuvé quand je me suis levé. Oui. Sobre. Erreur de ma part. Oui. Encore une fois ! Mais ne dit-on pas que : l’erreur est humaine ? Oui. Nous sommes d’accord alors. Donc, à peine debout que ma tête s’est mise à me tourner. Comme un carrousel ! Effroyable ! Et mes jambes n’en menaient pas large. Aussi molle que du coton ! Oui. Triste réalité que j’étais là. Je vous l’accorde. J’ai quand même réussi à faire quelque pas avant de tomber à cause des vertiges, comme une marionnette à qui on avait coupé ses fils. Je me suis effondré. Poids mort sur le sol. Entre temps, j’avais réussi l’exploit de me cogner la tête contre le coin de ma table basse. Quand je vous disais que c’était une sale journée ? Vous me croyez maintenant ? Oui. La malchance. Abattu sur ma personne. Non. Je ne sais pas ce que Dieu me reprochait ce jour là. Oui. Moi aussi je me pose la question. Oui. Moi aussi j’aimerais savoir. Quoique… revenons à ma chute !
Au moment du choc, ça a raisonné dans ma tête. Une douleur suivie d’une note. Ou une note suivie d’une douleur ? Je ne sais pas vraiment. Incapable de vous dire exactement qui est arrivé avant l’autre. Enfin bref ! Il y avait une note. Une note creuse et dure. Chaleureuse malgré c’là. Très lointaine. Toute ma dignité s’est envolée dans cette note au moment où je perdis connaissance. La tête déchirée en deux !
Et c’est à partir de là que les choses on commencé. Oui. De cette chute. Le point de départ est là. Jusqu’à présent, tout ceci n’était que le prologue de mon aventure. Mon récit ne fait que commencer.
Alors vous devriez ouvrir vos oreilles en grands ! Quoi ?... Comment ? Je vous fais perdre votre temps ! Vous croyez que je me moque de vous ! Regardez-moi bien ! Regardez mon front ! Oui. Mon front. En-haut à gauche. Regardez ! Vous la voyez la cicatrice ? La cicatrice de la table basse. Elle est imposante n’est-ce pas ? Oui. Oui, je suis allé voir un médecin ! Et vous savez ce qu’il m’a dit ?! Vous aimeriez savoir ? Je vais vous le dire ! Il m’a avoué qu’au vue de la profondeur et de l’emplacement de la plaie, j’aurais du mourir sur le coup. Mais je ne suis pas mort. Non. Je ne suis pas mort… Et je ne suis pas non plus un fantôme. Bel et bien vivant. Pincez-moi pour voir. Incroyable n’est-ce pas ? Non. Non, je ne vous mens pas ! Vous me prenez toujours pour un fou ? Oui et non. Au mois ça a le mérite d’être clair. Oui. J’ai besoin que vous m’écoutiez. Oui. Jusqu’à la fin. Pourquoi ? Je vous les déjà dis, non ? Votre aide. J’ai besoin de votre aide. Aidez-moi ! Écoutez-moi ! J’ai besoin de comprendre sinon je deviendrai bel et bien fou. Oui. Vous ne pouvez pas imaginer. Alors laissez-moi continuer mon récit. Je vous en supplie ! Oui. Quand vous aurez joué votre rôle de spectateur jusqu’au bout je vous laisserai tranquille. Mais avant c’là, aidez-moi. Ecoutez-moi. Je vous en prie. Je vous en supplie…
J’aimerais vous poser une question. D’après vous, comment doit-on normalement se sentir au réveil d’une telle cascade ? Allez-y. Dite moi. Je suis curieux de connaître votre réponse. Un horrible mal de tête. En sang. Dans un état pitoyable ! Oui. Je pense que c’est l’état dans lequel j’aurais dû normalement me retrouver. Je dis bien : normalement. Oui. Si je dis ça c’est parce que rien ne c’est passé comme ça. Et même si je vous dis la vérité, je sais que vous allez avoir de la peine à me croire. Et pourtant c’est la pure vérité ! Oui. Je vous montrerai que je ne mens pas. Comment ? Avec des preuves pardi ! Puisque vous ne croyez que ce que vous voyez…
Mais le plus important pour vous, je crois, c’est de savoir comment je me suis réveillé. Pas vrai ? Oui. Alors imaginez…
J’ai commencé par reprendre connaissance. Lentement. Et ma première pensée fut pour la douleur qui ne tarderait pas avant même de décider à bouger le moindre petit doigt. Suivie par un paquet de questions : Sous quelle forme ? Un fer chauffé à blanc ? Un pique de glace enfoncé dans le crane ? Une extrême douleur ? Un mal de tête capable de vous garder couché par terre ? Et ensuite : Comment allais-je m’en sortir ? Étais-je paralysé au vue de ma chute ? Quels étaient les dégâts ? Le sol était-il recouvert de mon sang ? Qui viendrait à mon secours ? Qui pourrait m’aider ? Alors que personne ne savait que j’étais ici ! Me restait-il une chance ? La moindre petite chance de m’en sortir ? Allais-je mourir ? Oui. J’allais mourir ! Ça ne faisait aucun doute. Comment pouvait-il en être autrement ? Cela semblait être la chose logique après tout ce qui venait de m’arriver. Le bout du tunnel...
J’en étais vraiment convaincu à ce moment-là. Non. Pas une seule seconde je me suis dit que j’étais peut-être déjà mort. Pour moi, c’était inconcevable. Et ça l’est toujours. J’estime que c’est une chose que l’on comprend d’instinct lorsque ça arrive. Et je pense que ça se passe réellement comme ça. Oui. Je le pense très fort au fond de moi. Dieu ? C’est une farce de votre part ? Une blague ? Non. Pas une farce… Vous le pensez vraiment, ce que vous venez de me dire ? Que Dieu régit tout ce qui se passe ? Ici ? Sur terre ?! Oui. Vous y croyez. Bah pas moi ! Et croyez-moi. Oui. Vous pouvez me croire, Dieu n’a rien à voir là-dedans. Et j’en sais quelque chose car je reviens de loin.
Verdict final : aucune douleur ne me déchirait la tête. Nada. Rien. Oui. Pas la moindre souffrance. Même pas un petit picotement ! C’est la vérité. Et il m’avait fallu un petit moment pour m’en rendre compte. Pourquoi ? Parce que j’étais en pleine panique. A me demander si j’allais survivre à cette chute. A tel point que je ne faisais même plus attention à ce que je ressentais. Comment ? Le froid. Mon corps était glacé et je tremblais. Comme une feuille. C’est ce qui m’a ramené à la réalité. Ce qui m’a calmé. Ce qui m’a prouvé que j’étais bel et bien vivant. Et qu’il n’y avait aucune douleur. Rien de grave, en soit. Oui. Car il y avait un hic à la situation. J’avais mal dans tout mon corps. Etrange hein ? Oui. Ma tête n’avait rien mais j’avais mal dans tous mes membres. Comme-ci je venais de passer à travers une fenêtre. Oui. L’effet : mur de verre. J’étais tout engourdi. En proie à d’effroyables fourmis. Sauf… sauf au ventre. Là aussi, il m’a fallu un petit moment pour m’en rendre compte. Encore plus pour comprendre.
Il y avait quelque chose contre mon ventre. Ce qui me semblait fort peu probable car il n’y avait rien sur le sol lorsque je suis tombé. Et pourtant, il y avait bel et bien quelque chose contre mon ventre. Et cette chose avait le pouvoir de faire partir le froid qui me rongeait. Comment c’était ? Chaud. Doux. Protecteur. Dans ma tête s’est formée l’image d’une peluche. Et c’est donc comme un enfant que je me m’y suis accroché. Mes bras se sont enfermés tout autour, bien sans mal. Et ensuite, j’ai plongé mon visage dans la fourrure. Frottant ma peau tout contre comme-ci je cherchais après une caresse. Et j’ai respiré, j’ai savouré cette chaleur qui me procurait tant de bien-être. Je m’y suis collé encore plus au fur et à mesure que mon corps reprenait des forces. Le visage toujours caché dans les doux poils.
Hum… Je me souviens encore parfaitement de ce contact. Je crois même que je serais incapable de... vous n’allez pas bien ? Vous êtes tout blanc d’un seul coup. Non. Je vous assure. Vous n’avez pas l’air d’être dans votre assiette. Votre visage semble comme inexpressif. Comme si vous veniez de voir un fantôme. Auriez-vous peur d’un seul coup ? Peur de ce que je pourrais vous révéler maintenant ? Ah ! Vous commencez à me croire. Oui. Je suis flatté. Oui. Je me sens honoré de cette écoute que vous me faites. Si vous allez finir fou vous aussi à la fin de ce récit ? Je n’en sais rien. Je ne peux pas vous le dire. Ah, ah, ah ! Je ne lis pas l’avenir vous savez ? Et puis, je ne le suis pas encore moi même. Donc… je pense que vous avez une chance de pouvoir garder votre conscience. Oui. Intacte. Qu’est-ce que c’était exactement ? Doucement. Ne soyez pas aussi pressé ! Le récit est loin d’être fini vous savez. Je ne suis pas venu vers vous pour bâcler mon histoire.
Janvier 2009
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